Questions à poser à ses grands-parents et comment garder leurs réponses
En bref. Les meilleures questions à poser à ses grands-parents sont ouvertes et concrètes : « Raconte-moi la maison où tu as grandi » fait parler davantage que « Tu as eu une enfance heureuse ? ». Vous trouverez ci-dessous 50 questions, classées par période de la vie. Ne vous contentez pas de noter les réponses : enregistrez-les aussi, avec votre téléphone, en courtes notes vocales au fil des visites, plutôt qu’en une seule longue interview. Demandez d’abord leur accord, et rangez chaque enregistrement le jour même dans un endroit sûr et privé. Dans Dear Moment, vous pouvez enregistrer une note vocale, obtenir sa transcription et la partager uniquement avec les membres de la famille que vous choisissez.
50 questions à poser à ses grands-parents, de l’enfance à aujourd’hui
Inutile de tout demander d’un coup. Choisissez une ou deux questions pour chaque visite ou chaque appel. Si un thème ne prend pas, passez au suivant. Les questions qui commencent par « Raconte-moi… » ou « Comment c’était quand… » marchent mieux que celles auxquelles on répond par oui ou par non.
L’enfance
- Raconte-moi la maison où tu as grandi. Qu’entendais-tu depuis ton lit ?
- Que mangeais-tu les jours de fête, quand tu étais enfant ?
- À quoi jouais-tu, et avec qui ?
- Comment étaient tes parents ? Qu’as-tu appris d’eux ?
- Quel métier voulais-tu faire plus tard ?
- Comment se passaient les vacances d’été ?
- Que savais-tu faire à mon âge que plus personne n’apprend aujourd’hui ?
L’école et la jeunesse
- Comment allais-tu à l’école ? À pied, à vélo, en car ?
- Quelle matière aimais-tu, et de quel maître ou de quelle maîtresse te souviens-tu encore ?
- Que faisais-tu après l’école, quand personne ne te surveillait ?
- Quelle musique écoutais-tu à 16 ans ?
- Quelle chanson connais-tu encore par cœur ?
- Où sortais-tu le samedi soir ?
- Quelle est la plus grosse bêtise de ta jeunesse ?
L’amour et la famille
- Comment as-tu rencontré Papi (ou Mamie) ? Quelle a été ta première impression ?
- Comment s’est passé ton premier vrai rendez-vous ?
- Quel souvenir gardes-tu du jour de ton mariage ?
- Où avez-vous vécu ensemble au début ?
- À quoi ressemblait Maman (ou Papa) bébé ? Et moi ?
- Qu’est-ce qui était difficile quand tes enfants étaient petits, et qui t’a donné un coup de main ?
- Comment as-tu appris que tu allais devenir grand-parent ?
- Comment étaient tes propres grands-parents ?
Le travail et la vie de tous les jours
- Quel a été ton premier travail, et qu’as-tu acheté avec ta première paie ?
- À quoi ressemblait une journée de travail ?
- Quel travail as-tu préféré ?
- Combien coûtaient le pain et une place de cinéma à l’époque ?
- Avant internet, comment donnais-tu rendez-vous à tes amis ?
- Où partais-tu en vacances, et comment y allais-tu ?
- As-tu déménagé dans une autre ville ou un autre pays ? Comment se sont passés les débuts ?
Les fêtes, la cuisine et les traditions
- Comment fêtais-tu Noël quand tu étais enfant ? Que mangeais-tu ?
- Quel plat ta mère ou ta grand-mère réussissait-elle le mieux ?
- Comment fais-tu ta tarte aux pommes (ou ton pot-au-feu) ? Raconte-moi la recette telle que tu la fais vraiment.
- Quel anniversaire n’as-tu jamais oublié ?
- Quelle tradition de famille as-tu gardée de tes parents ?
- Qui racontait toujours la même histoire aux repas de famille ?
Hier et aujourd’hui
- Qu’est-ce qui a le plus changé depuis que tu avais mon âge ?
- De quel grand événement te souviens-tu comme si c’était hier ? Où étais-tu quand tu l’as appris ?
- Quand as-tu eu ton premier téléphone, ta première télévision, ta première voiture ?
- Qu’est-ce qui te manque d’avant, et qu’est-ce qui ne te manque pas du tout ?
Les conseils et les leçons de vie
- Quelle est ta plus grande fierté ?
- Quel conseil donnerais-tu à la personne que tu étais à 20 ans ?
- Quelle décision a le plus changé ta vie ?
- Qu’aimerais-tu que tes petits-enfants sachent ?
- Qu’as-tu compris tard dans la vie, et que tu aurais aimé savoir plus tôt ?
- Qu’est-ce qui te fait plaisir aujourd’hui ?
Des questions pour rire
- Quelle est la chose la plus drôle qui te soit arrivée ?
- Enfant, avais-tu une cachette pour les bonbons ? Qui l’a trouvée ?
- Quel animal aurais-tu aimé avoir ?
- Si tu retrouvais tes dix ans pour une journée, que ferais-tu ?
- Peux-tu me chanter une chanson de ton enfance ?
Relancer et écouter
Une bonne question suffit pour un enregistrement. Après, tout se joue dans les relances : « Et ensuite ? » ou « Qu’as-tu ressenti ? ». Laissez les silences durer, sans enchaîner tout de suite sur la question suivante. Le meilleur détail arrive souvent après une pause. Et si une histoire ne correspond pas à votre souvenir, ne reprenez pas la personne.
Laissez les petits-enfants poser les questions. Les grands-parents ne répondent pas de la même façon à un enfant de cinq ans qu’à un adulte. Donnez une question à votre enfant et enregistrez la réponse. Vous gardez ainsi la voix du grand-parent et celle de votre enfant dans le même enregistrement.
Pourquoi nous avons écrit ce guide
Mamie Nene nous a en grande partie élevées, ma sœur Nargiz et moi, quand nous étions petites, parce que notre mère avait de longues journées de travail. Elle nous faisait à manger, parlait avec nous de l’école et nous aimait profondément. Nous étions toutes les deux très proches d’elle.
Elle racontait des histoires hilarantes : elle voyait Ronaldo dans ses rêves. Je me souviens de sa façon de rire, et de ses conseils pour prendre la vie comme elle vient. Elle nous a quittées l’année dernière. Nous avons des photos d’elle, mais aucun enregistrement de sa voix.
Il existe des livres de souvenirs à remplir, où le grand-parent écrit lui-même ses réponses (voir les sources en bas de page). C’est très bien si votre grand-parent aime écrire. Nous conseillons d’enregistrer aussi les réponses, parce qu’un enregistrement garde la façon de rire, d’hésiter et de raconter.
De courts enregistrements plutôt qu’une longue interview
Beaucoup de guides pour interviewer ses grands-parents décrivent un vrai entretien : une liste de questions, une pièce calme, une heure ou plus. Certaines familles le font très bien. Mais un entretien formel se repousse facilement, et certains grands-parents ont l’impression de passer un examen.
Les enregistrements courts sont plus simples pour tout le monde : de 30 secondes à 2 minutes, quand l’occasion se présente. Au repas du dimanche, pendant un appel vidéo, pendant que Papi tient le bébé. On les retrouve et on les réécoute aussi plus facilement qu’un enregistrement d’une heure.
C’était au bal de la salle des fêtes, au printemps 1962. Il a d’abord invité ma sœur. Elle a dit non, alors il est venu vers moi. Il m’a marché sur les pieds deux fois, et j’ai quand même dit oui pour la danse suivante.
Ce que vous pouvez enregistrer en plus des réponses
Commencez par les petites choses. Elles se font vite, et ce sont souvent celles qu’on oublie d’enregistrer :
- Leur rire. Difficile à obtenir sur commande : laissez tourner l’enregistrement après une histoire.
- Leur façon de dire le prénom de votre enfant. Et tous les petits noms qu’ils donnent aux enfants.
- Un bonjour ou un au revoir. La phrase qu’ils disent toujours en décrochant, ou avant de raccrocher.
- Une chanson ou une berceuse. Surtout celles qu’ils vous chantaient, ou celles de leur enfance.
- Une recette racontée à voix haute. Pas la recette écrite : la version avec « une poignée » et « à vue de nez ».
- Une histoire du soir lue à un petit-enfant. Votre enfant pourra la réécouter au coucher.
- Des expressions dans leur langue maternelle. Les dictons, les bénédictions, les surnoms des enfants.
- Leurs conseils. Demandez : « Que veux-tu que les enfants sachent ? », puis laissez-les parler.
Enregistrer les réponses avec un simple téléphone
Pas besoin de micro ni d’app spéciale. Il faut surtout une pièce calme et quelques habitudes :
- Toujours demander l’accord. Dites à quoi sert l’enregistrement : « C’est pour les enfants, pas pour le publier. » N’enregistrez jamais en cachette.
- Poser le téléphone sur la table. À 50 cm environ de la personne, écran vers le bas. Un téléphone tenu comme un micro crispe la plupart des gens.
- Couper les bruits. Éteignez la télévision et la radio, et éloignez-vous du frigo, de la hotte et de la fenêtre. Un canapé et des rideaux étouffent l’écho. Une cuisine carrelée résonne.
- Réécouter les dix premières secondes. Vérifiez le début avant de continuer. Mieux vaut découvrir un problème sur place qu’une fois à la maison.
- Choisir la bonne heure. Si votre grand-parent se fatigue vite, faites court et choisissez l’heure de la journée où la fatigue se fait le moins sentir.
- Laisser tourner. N’arrêtez pas l’enregistrement dès la fin de l’histoire. Le rire, le « Ah, et puis autre chose », la discussion sur l’année exacte : c’est souvent le meilleur.
- Dire la date et qui parle. Ou notez-les juste après. Dans dix ans, personne ne saura plus de quel Noël il s’agissait.
Quand les grands-parents vivent loin
Si les grands-parents habitent à Lyon et les petits-enfants à Montréal, vos enfants les entendent peut-être surtout au téléphone ou en appel vidéo. Vous pouvez enregistrer ces appels :
- Les appels sur iPhone. Dans certaines régions et certaines langues, l’iPhone peut enregistrer un appel. Selon Apple, les deux personnes entendent un message qui annonce l’enregistrement, et le fichier est rangé dans l’app Notes. Apple demande aussi d’obtenir d’abord l’accord de l’autre personne.
- Le haut-parleur et un deuxième appareil. Mettez l’appel sur haut-parleur et enregistrez avec un autre téléphone ou une tablette. La qualité est moins bonne, mais cela marche avec n’importe quel téléphone et n’importe quelle app d’appel.
- Les appels vidéo. Demandez à votre grand-parent de tenir le téléphone immobile, tout près du visage. Ou demandez à quelqu’un sur place d’enregistrer un court extrait et de vous l’envoyer.
Les règles sur l’enregistrement d’un appel varient d’un pays à l’autre. Dans tous les cas, prévenez la personne et demandez son accord.
Si votre famille parle plusieurs langues, enregistrez dans la langue où votre grand-parent pense et plaisante. Dans une deuxième langue, les histoires perdent souvent leur saveur. Ajoutez ensuite une courte note en français, pour que tout le monde sache de quoi parle l’enregistrement.
Si un grand-parent est malade ou commence à oublier
Faites des séances courtes. Les sujets familiers et les vieilles chansons marchent souvent mieux que les questions sur les dates et les noms. Si la journée est difficile, réessayez un autre jour, ou enregistrez simplement une conversation avec les enfants.
Garder les enregistrements en lieu sûr
Beaucoup d’enregistrements se perdent après coup. Ils restent dans l’app Dictaphone, dans une conversation de groupe ou sur un ancien téléphone, et disparaissent quand on change de téléphone ou qu’on supprime la conversation. Le jour de l’enregistrement, faites trois choses :
- Le renommer. Qui, quoi, quand : « Mamie Rose, berceuse, 12 octobre 2026 ».
- En garder une deuxième copie. Ailleurs que sur le téléphone qui a servi à enregistrer.
- Ajouter une ligne de contexte. De quoi parle l’histoire, qui était là, et ce qu’il faut savoir pour la suivre.
Pensez aussi à l’endroit où vont les enregistrements. Votre grand-parent a accepté un enregistrement pour la famille, pas une publication. Gardez les extraits dans un espace privé, et méfiez-vous des services qui proposent de cloner une voix avec l’IA. Demandez son accord à votre grand-parent avant d’envoyer sa voix à l’un de ces services.
Les notes vocales dans Dear Moment
Dear Moment est une app privée pour garder les photos, les vidéos, les notes écrites et les notes vocales de votre famille. Vous enregistrez une note vocale dans l’app, et elle est transcrite pour vous : vous pouvez l’écouter ou la lire. La transcription fonctionne en français, et aussi quand un enregistrement mélange le français et, par exemple, l’italien ou le portugais. Chaque moment a une date, et les enregistrements se rangent à côté des photos du même jour : tous vos moments sont au même endroit, par date. Vous choisissez qui voit chaque moment : la berceuse de Mamie pour toute la famille, un autre extrait pour vous seulement. Vos proches voient ce que vous partagez grâce à un lien privé, sans app ni compte.
Rien n’est rendu public. Aucune publicité. Vos données sont stockées dans l’Union européenne, et elles ne sont jamais utilisées pour entraîner une IA, enregistrements de voix compris. Vous pouvez tout exporter quand vous voulez, sur simple demande. Pour garder aussi une trace de la première année de votre enfant, découvrez nos idées de textes pour l’album de naissance et notre guide du livre de naissance numérique. Pour comparer Dear Moment avec d’autres façons de partager en famille, lisez notre comparatif.
Questions fréquentes
Quelles questions poser à ses grands-parents ?
Des questions ouvertes sur leur enfance, leur jeunesse, leur rencontre, leur travail, les fêtes et la cuisine. Commencez par « Raconte-moi… », par exemple : « Raconte-moi la maison où tu as grandi. » Une question suffit pour un enregistrement. Les relances comme « Et ensuite ? » apportent souvent les meilleurs détails.
Quelles questions poser à sa grand-mère ou à son grand-père ?
Toutes les questions de la liste marchent pour une grand-mère comme pour un grand-père. Si votre grand-parent n’aime pas parler de ses sentiments, commencez par du concret : son premier travail (question 23), sa recette fétiche (question 32) ou sa première voiture (question 38). La suite vient souvent toute seule.
Comment enregistrer la voix de ses grands-parents ?
Avec le téléphone que vous avez déjà. Posez-le sur la table entre vous, plutôt que de le tenir devant leur visage, et faites de courts enregistrements à chaque visite plutôt qu’une longue interview. Commencez par de petites choses, comme leur rire ou leur façon de dire le prénom de votre enfant.
Faut-il un micro pour enregistrer ses grands-parents ?
Non. Un téléphone récent, dans une pièce calme et à 50 cm environ, suffit. Éteignez la télévision, éloignez-vous de la hotte et réécoutez les premières secondes avant de continuer.
Comment enregistrer des grands-parents qui vivent à l’étranger ?
Demandez d’abord leur accord, puis enregistrez l’appel. Sur iPhone, l’enregistrement d’appel existe dans certaines régions et certaines langues, et les deux personnes entendent un message qui annonce l’enregistrement. Vous pouvez aussi mettre le haut-parleur et enregistrer avec un deuxième appareil. Des appels courts et réguliers marchent mieux qu’une seule longue séance.
Et si un grand-parent ne veut pas qu’on l’enregistre ?
Respectez son choix, et n’enregistrez jamais en cachette. Expliquez que c’est pour les petits-enfants, pas pour être publié. Beaucoup de personnes se détendent quand on leur demande seulement de lire une histoire ou de chanter une chanson, plutôt que de raconter leur vie.
Dans quelle langue enregistrer ?
Dans la langue où votre grand-parent pense et plaisante. Dans une deuxième langue, les histoires perdent souvent leur saveur. Ajoutez ensuite une courte note en français, pour que toute la famille sache de quoi parle l’enregistrement.
Sources
- Enregistrement d’appel sur iPhone, consulté le 26 octobre 2026 : Assistance Apple, « Enregistrer et transcrire un appel sur l’iPhone »
- Un exemple d’éditeur de livres de souvenirs de famille, consulté le 26 octobre 2026 : Bavardises
- Dear Moment : tarifs et questions fréquentes, politique de confidentialité (en anglais), notre équipe (en anglais)
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